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Product Description La thèse que défend et illustre Roger Caillois dans cet essai est certes audacieuse. Répudiant la psychanalyse tout autant que la clé des songes, il s'attache à démontrer (et il y met toute la force d'une pensée que l'on sait robuste et rigoureuse) que "les rêves n'ont ni plus ni moins de sens que les formes des nuages ou les dessins des écorces des arbres". L'auteur écrit : "Je ne crois pas que les songes soient prémonitoires, ni qu'ils donnent accès à un monde merveilleux, ni qu'ils renferment ou trahissent des secrets graves et indiscutables. Je n'apprécie guère leurs prétendues vertus poétiques. Enfin, le moins que je puisse dire est que j 'estime dérisoire la consolation qu'on prétend qu'ils apportent." Mais on aurait tort de ne voir ici qu'un essai de négation. L'analyse de Roger Caillois est impitoyable mais équitable. Refusant certaines théories, il a su cependant mettre en lumière un aspect essentiel du rêve, celui qui donne son titre à l'ouvrage : le sentiment d'incertitude qu' il suscite. Le rêve manifeste en effet quelle souveraine aisance jaillit quand sont éliminés les contrôles qui permettent l'oeuvre constructive et diurne de l'homme. Il procure une illusion si intense et si complète de toutes les facultés et prérogatives de la conscience vigilante, qu'il jette un doute impossible à lever sur l'ensemble de son activité. Ce n'est pas par ceux de ses aspects qui l'opposent à la réalité que le rêve est redoutable et insidieux, mais tout au contraire par ceux qui l'en rapprochent et qui parviennent à la fin à faire planer sur elle aussi un soupçon décisif d'irréalité. From the Back Cover La thèse que défend et illustre Roger Caillois dans cet essai est certes audacieuse. Répudiant la psychanalyse tout autant que la clé des songes, il s'attache à démontrer (et il y met toute la force d'une pensée que l'on sait robuste et rigoureuse) que "les rêves n'ont ni plus ni moins de sens que les formes des nuages ou les dessins des écorces des arbres". L'auteur écrit : "Je ne crois pas que les songes soient prémonitoires, ni qu'ils donnent accès à un monde merveilleux, ni qu'ils renferment ou trahissent des secrets graves et indiscutables. Je n'apprécie guère leurs prétendues vertus poétiques. Enfin, le moins que je puisse dire est que j 'estime dérisoire la consolation qu'on prétend qu'ils apportent." Mais on aurait tort de ne voir ici qu'un essai de négation. L'analyse de Roger Caillois est impitoyable mais équitable. Refusant certaines théories, il a su cependant mettre en lumière un aspect essentiel du rêve, celui qui donne son titre à l'ouvrage : le sentiment d'incertitude qu' il suscite. Le rêve manifeste en effet quelle souveraine aisance jaillit quand sont éliminés les contrôles qui permettent l'oeuvre constructive et diurne de l'homme. Il procure une illusion si intense et si complète de toutes les facultés et prérogatives de la conscience vigilante, qu'il jette un doute impossible à lever sur l'ensemble de son activité. Ce n'est pas par ceux de ses aspects qui l'opposent à la réalité que le rêve est redoutable et insidieux, mais tout au contraire par ceux qui l'en rapprochent et qui parviennent à la fin à faire planer sur elle aussi un soupçon décisif d'irréalité. About the Author Né à Reims le 3 mars 1913, Roger Caillois fut membre du groupe surréaliste de 1932 à 1935. Il fonde le Collège de Sociologie avec Georges Bataille en 1938 et effectue de nombreux voyages en Europe, en Amérique et en Asie. Il est élu à l'Académie française en 1971 et meurt le 21 décembre 1978.
Published: N/A
|Est. Pages: 150
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