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La non-violence est inefficace, raciste, étatiste, patriarcale, tactiquement et stratégiquement inférieure, illusoire. on peut dire que la non-violence est en décrépitude. La théorie non- violente repose sur un grand nombre de manipulations, de falsifications et d'illusions. La pratique non-violente est inefficace et ne sert qu'à elle même. Dans un sens révolutionnaire, non seulement la non-violence n'a jamais fonctionné, mais elle n'a jamais existé. Conduire une voiture, manger de la viande, manger du tofu, payer un loyer ou des impôts, être sympa avec les flics – toutes ces activités sont des activités violentes. Le système global et chaque personne en son sein sont imbibés de violence; elle est forcée, imposée, involontaire. Pour celles et ceux qui souffrent la violence du colonialisme, de l'occupation militaire ou de l'oppression raciale, la non-violence n'est pas toujours une option – les gens doivent riposter violemment contre leur oppresseur ou déplacer cette violence vers une violence antisociale adressée conter d'autres personnes. La paix n'est pas une option au moins jusqu'à ce que la violence organisée centralement qu'est l’État n'est pas détruite. Ne s'en remettre qu'à la construction d'alternative – pour nous soutenir, pour rendre l’État obsolète et nous soigner de sa violence pour empêche 'l'auto-destruction' – n'est pas non plus une option, parce que l’État peut écraser les alternatives qui ne sont pas capables de se défendre. Si nous pouvions vivre le changement que nous voulons voir dans le monde, il ne serait plus vraiment nécessaire de faire une révolution. Nos possibilités ont été violemment restreintes aux suivantes, soutenir activement la violence du système, soutenir tacitement cette violence en échouant à y faire face, soutenir certaines des tentatives de détruire par la force ce système de violence, ou s'engager dans de nouvelles et originales façons de combattre et détruire ce système. Les activistes privilégié-e-s doivent comprendre ce que le reste du monde connaît depuis bien trop longtemps: nous sommes pris-es dans une guerre, et la neutralité n'est pas possible. Rien, dans le monde actuel, ne mérite le nom de paix. Il s'agit plutôt de savoir quelle est la violence qui nous effraye le plus, et de quel côté nous choisissons de nous placer.
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