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Ça s’arrête un matin gris, dans une rue de Trouville, le jeudi 12 avril 2001. Je suis en train de faire des courses quand mon téléphone sonne dans ma poche. C’est Irène qui m’annonce que Jérôme Lindon est mort lundi, et enterré ce jeudi matin même. Les heures qui suivent, je n’ai pas envie d’en parler. « Le plus bel hommage qu'un éditeur puisse recevoir fût de devenir un titre de son propre catalogue, non pas un nom gravé sur un monument aux morts, mais une simple ligne vivante parmi tous les textes qu'il a fait naître pour qu'ils nous survivent. Jérôme Lindon est l'essence même de ce qui liait Jean Echenoz à Jérôme Lindon : l'auteur porte un texte à son éditeur, parce que c'est ce que l'un fait de mieux, et c'est ce que l'autre préfère. Jérôme Lindon est l'essence même de ce qui liait Jean Echenoz à Jérôme Lindon : l'auteur porte un texte à son éditeur, parce que c'est ce que l'un fait de mieux, et c'est ce que l'autre préfère. » Libération
Published: Jan 01, 2001
|Est. Pages: 64
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